LEXY RAY
Calme, concentrée, exigeante diront certains. Éblouissante, solaire, fascinante diront d’autres… C’est bien cette dualité qui a mené Lexy Ray jusqu’à l’excellence. Sur la scène du Crazy Horse, son sourire irresistible ponctue ses mouvements, elle danse pour mettre la femme en lumière, sous toutes ses formes, et dans toute sa force.
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“La scène du Crazy Horse est l’endroit où je ressens et exprime ma féminité pure”
“Toutes les femmes expriment leur féminité différemment, c'est une notion très personnelle”
“Faire partie de la troupe du Crazy Horse implique d’avoir accompli un travail immense, autant physique que mental”

Quelle histoire se cache derrière votre nom de scène ?

Mon nom de scène évoque deux facettes de ma personnalité. Lexy, qui est l’origine latine du mot “loi”, évoque la structure, la rigueur et la précision de mon travail. Et Ray, fait référence à mon côté solaire et expansif sur scène.

 

Quelle est votre histoire avec la danse ?

J’ai commencé la danse à Troyes en France vers cinq ans. La passion est arrivée rapidement et ma pratique a été très tôt intensive. J’ai grandi en filant chaque jour directement de l’école au conservatoire et en faisant mes devoirs dans la voiture entre un cours de classique et un cours de jazz. Je poursuivais l’objectif très clair de me professionnaliser donc en terminale, j’ai intégré la classe Jeune ballet du Conservatoire du Grand Chalon, un cursus semi-professionnel. Il pouvait alors m’arriver de faire vingt-quatre heures de danse par semaine. Après le lycée, j’ai rejoint l’Institut national des Arts du Music-hall au Mans. Pendant trois ans, j’ai développé d’autres styles de danse comme le cabaret, et appris le chant et la comédie. C’est une école qui fonctionne en alternance, ce qui signifie qu’à dix-sept ans, je suivais des cours du lundi au mercredi, et le reste de la semaine, j’étais sur scène. Il est alors devenu très clair que je pouvais faire de cette passion un métier. Et c’est aussi à cette période, en réfléchissant à mon avenir, que le Crazy Horse est devenu un but, notamment au contact de Rose Des Champs, aujourd’hui danseuse dans la troupe de Dubaï. Après mon diplôme, j’ai commencé à travailler en cabaret puis à Disneyland Paris, avant de me consacrer durant un an à l’enseignement. Et le Crazy Horse est entré dans ma vie !

 

Dans le spectacle Totally Crazy!, vous incarnez le personnage de Miss Astra, comment la définiriez-vous?

Miss Astra est Totally Crazy! Sous sa perruque bleue un peu folle, elle est gaie, lumineuse, excentrique, passionnée, fougueuse, entraînante ! Elle est 100% elle-même et 100% épanouie et c’est ce qui la rend aussi féminine et irrésistible. Elle incarne à merveille la joie des danseuses d’être sur la scène du Crazy Horse ; c’est un symbole fort pour moi !

 

Quelle femme êtes-vous lorsque vous dansez sur la scène du Crazy Horse ?

La scène du Crazy Horse est l’endroit où je ressens et exprime ma féminité pure, qui est différente de celle que je vis au quotidien. Toutes les femmes expriment leur féminité différemment, c’est une notion très personnelle. La mienne grandit en construisant des ponts entre qui je suis et qui est Lexy Ray.

 

Qu’avez-vous envie de transmettre au public lorsque vous dansez sur la scène du Crazy Horse ?

Être une femme, mise en lumière, face à un public, sur cette scène, n’est pas une chose anodine. La danse est un moyen formidable de partager des émotions, des pensées et des idées, par le mouvement. Au Crazy Horse, je transmets l’expression de la beauté, de la sensualité et de la féminité. Je veux faire comprendre la force de la femme à travers son mouvement, son corps et son regard.

 

En tant que danseuse, comment décririez-vous votre rapport à votre corps ?

C’est difficile de devenir une femme. Nous passons par diverses épreuves comme réussir à accepter notre corps qui change sans cesse, apprendre à se connaître au-delà des apparences, résister aux injonctions de perfection physiques… Le Crazy Horse m’a fait énormément de bien sur ce point. J’ai compris qu’au-delà du corps, ce qui compte, c’est mettre en valeur la femme qu’il accompagne. Cette vision m’a aidée à me réconcilier avec moi-même.

 

Qu’est-ce qui vous rend particulièrement fière en tant que danseuse du Crazy Horse ?

Faire partie de la troupe du Crazy Horse implique d’avoir accompli un travail immense, autant physique que mental. Je suis fière de mon parcours, de mes choix et de ma persévérance. Ils m’ont permis de transformer ma passion en métier et m’ont menée jusqu’à cette scène emblématique où je suis fière de défendre ma vision de la féminité.

 

Quel tableau du spectacle Totally Crazy vous émerveille le plus ?

À chaque fois que je vois Lay Laser Lay, c’est un choc émotionnel ! Non seulement il est visuellement très fort, mais en plus, c’est un tableau d’une profondeur et d’une intensité incroyables, dans lequel la danseuse partage des émotions particulièrement intimes. Il me bouleverse.