LILA
MAGNETIC
Danseuse Crazy Horse Lila Magnetic Riccardo Tinelli
« Si j’étais encore au Crazy, je t’embaucherais tout de suite!» lui lance Sophie Bernardin, fille du fondateur du Crazy Horse Alain Bernardin. En un regard, l’héritière comprend que cette jeune babysitter qui garde sa petite-fille a le charisme d’une Crazy Girl et sème cette idée dans sa tête… Deux ans plus tard, la graine a germé, Lila Magnetic s’aimante avec passion à la scène du Crazy Horse pour une carrière internationale qui la comblera de bonheur.
Danseuse Crazy Horse Lila Magnetic Riccardo Tinelli
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Nationalité
Française
Première date au Crazy
Juin 2011
Couleur préférée
Midnight purple
Signe astrologique
Taureau
Ce que je déteste
Les travers de l'homme en général
"J’adore ce que je fais ! je ne pensais pas pouvoir aimer autant un métier !"
Danseuse Crazy Horse Lila Magnetic By Ricardo Tinelli
Danseuse Lila Magnetic Crazy Horse Victor Point
"Si j’arrive à procurer cette émotion aux femmes de ma vie, c’est que je ne me suis pas trompée de chemin"
"Un nouveau monde s’ouvrait à moi : la scène mythique, les costumes magnifiques…"
Danseuse Crazy Horse Lila Magnetic By Alberto

Quelle est l’origine de votre nom de scène ?

La couleur du lilas est celle que je préfère. À mon arrivée, tout le monde a remarqué mes accessoires violets ! Et pourquoi « Magnetic » ? À vous de me le dire !

 

D’où vient votre passion pour la danse ?

Quand j’étais enfant, j’avais les pieds qui partaient légèrement vers l’extérieur et le médecin a conseillé à ma mère de me mettre à la danse classique pour corriger cette tendance. Donc merci Docteur !

 

Quelle est votre histoire avec la danse ?

J’ai commencé la danse classique vers cinq ans en Bretagne. À douze ans, je savais déjà que je serai danseuse. Après mon bac danse classique à Brest, j’ai rejoint le Centre International de danse jazz Rick Odums à Paris puis l’Académie Internationale de Danse qui m’a permis de travailler en tant qu’apprentie sur la comédie musicale Mozart L’Opéra Rock. Hasard ou destin, c’est alors que j’ai croisé le chemin de Sophie Bernardin. Elle m’a conseillé de passer le casting du Crazy Horse, mais à cette époque, ça ne m’intéressait pas du tout. C’est seulement dix-huit mois plus tard que ses mots ont retenti en moi et que je me suis présentée au casting. C’est là que j’ai trouvé ma voie ! J’adore ce que je fais, je ne pensais pas pouvoir aimer autant un métier ! J’aime aussi faire d’autres spectacles de temps en temps pour varier les plaisirs et continuer à enrichir ma danse. Par exemple, j’ai participé au show de Mugler Follies, une super belle expérience aussi.

 

Quel souvenir gardez-vous de vos premiers pas au Crazy Horse ?

Quand je suis arrivée ici, j’ai dû oublier tout mon placement de danseuse classique pour apprendre les codes du Crazy Horse. C’était très difficile mais en contrepartie, un nouveau monde s’ouvrait à moi : la scène mythique, les costumes magnifiques, les accessoires si féminins, les chaussures incroyables… Très vite, j’y ai pris goût ! Peu de temps après, j’ai intégré la troupe de la tournée internationale. C’est pendant les tournées que j’ai créé mes plus beaux souvenirs de carrière.

 

Quelle est la vie d’une danseuse du Crazy Horse en tournée internationale ?

C’est une vie trépidante et excitante ! La troupe est accompagnée par un directeur de tournée, une show manager, une costumière, un régisseur général et quatre techniciens. On part à l’aventure dans le monde entier en emportant avec nous tous les praticables, éléments de décor, accessoires de scène et valises de costumes… c’est magique ! Le spectacle est différent sur la tournée, il s’appelle Forever Crazy. J’adore ce show qui est très parisien, un peu vintage, mais surtout très gai et lumineux. À Paris, la scène du Crazy est petite donc on joue sur l’intimité et la subtilité. Sur le tour à contrario, les salles sont immenses donc on mise sur le spectaculaire et le super festif.

 

Quels sont les traits de personnalité qui vous caractérisent ?

Je crois que c’est la joie, la générosité, la nervosité, la nostalgie… et je suis ultra-sensible ! Parfois cela me pose problème mais sur scène, c’est plutôt un atout. On me donne souvent des numéros très passionnés ou dramatiques parce que j’aime les émotions fortes, j’aime naviguer entre la force et une sensibilité à fleur de peau…

 

Le moment de votre vie dont vous êtes le plus fière ?

La première fois que ma mère est venue me voir danser au Crazy Horse, elle était accompagnée de ma petite sœur et de ma grand-mère qui adorait le Crazy Horse et qui connaissait bien les spectacles de l’époque d’Alain Bernardin. Lorsque je suis sortie de scène pour les rejoindre, elles étaient toutes les trois en larmes. Je me suis dit : “Si j’arrive à procurer cette émotion aux femmes de ma vie, c’est que je ne me suis pas trompée de chemin”… Les voir aussi fières de moi m’a rendu fière à mon tour.

 

Quel tableau du Crazy vous émerveille le plus ?

J’adore Upside Down. Dans ce numéro, un miroir renvoie notre reflet et crée une ambiance mystérieuse, vaporeuse, aquatique. Avec leurs costumes et bonnets brillants, les danseuses me font penser à des nymphes recouvertes de gouttes d’eau. C’est un numéro sublime visuellement qui a un succès fou et que j’adore interpréter.

Découvrez Lila Magnetic en vidéo : 

https://vimeo.com/crazyhorseparis/lilamagnetic

Photos : Ricardo Tinelli, Victor Point, Alberto Baracchini
Vidéo : Paul-Henri Pesquet