Les Muses du Crazy Horse

Elles sont les muses, les icônes, les gardiennes d’un langage artistique unique : celui d’un cabaret qui a toujours été, bien avant l’heure, du côté des femmes qui osent.
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Miss Fortunia

« Au début de ma carrière, en octobre 1952, j’ai vu aux Folies Bergère une danseuse avec des ailes d’ange nommée Fortunia… une artiste magnifique… on ne lui avait pas accordé la place que sa beauté méritait. »

C’est ainsi qu’Alain Bernardin évoquait en 1971 celle qui deviendrait la toute première danseuse du Crazy Horse Paris.

Rita Cadillac

Bernardin la décrivait comme « grande, mince comme un pur-sang, avec un corps couleur ambre chaud, de longs cheveux aux reflets roux et des yeux verts au regard lilas étrange ». Il imagine alors son premier solo : une robe de satin se défaisant lentement sous un manteau de fourrure. Sur un rythme moderne et rapide, elle apparaît dans un ensemble de lingerie avant de quitter la scène accompagnée d’un renard blanc glissant le long de son corps. Ce numéro fait immédiatement sensation dans tout Paris.

Zara Nevada

« Nous étions traitées comme des princesses », se souvenait-elle plus tard. Mais cette visibilité avait son prix. Entre les spectacles, les répétitions, les apparitions télévisées, les séances photo et les interviews, il restait peu de temps pour autre chose. Les propositions affluaient, mais être danseuse au Crazy Horse n’était pas simplement un métier : c’était un engagement total.

Rita Xenon

... Elle est également apparue dans plusieurs films au cours des années 1980 et 1990. Cependant, son héritage le plus inattendu est peut-être arrivé des décennies plus tard : son livre a inspiré le producteur Dominique Besnehard pour la création de *Ça, c’est Paris !* (2024), une série inspirée de la vie secrète des danseuses parisiennes, réunissant des figures emblématiques comme Monica Bellucci, Christian Louboutin et la légendaire meneuse de revue Line Renaud. Une trajectoire pour le moins iconique.

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