God Save our Bareskin

Crazy Horses Guards

Dans les loges, à l’abri des regards, la tension monte.

Mesdemoiselles, sur scène dans cinq minutes !

Le compte à rebours est lancé, plus une seconde à perdre !

Les danseuses filent dans les étroits couloirs menant à la scène et prennent place dans leur écrin.

Le premier tableau, le plus célèbre de la maison est en place.

La magie peut à présent opérer, le rideau va bientôt se lever…

Le spectacle « Désirs », mis en scène par Philippe Decouflé, commence.

Douze beautés, chaussées de hautes bottes et chapeautées du mythique « Bearskin », le couvre-chef de la garde britannique, défilent le regard droit et le pas militaire, dans un numéro rigoureusement millimétré.

La troupe de danseuses du Crazy Horse dans God Save our Bareskin, en ouverture du show

Garde à vous !

Ce tableau d’ouverture mondialement connu est la marque de fabrique de la maison et ouvre tous les spectacles du Crazy Horse depuis 1989.

Né d’une idée d’Alain Bernardin, lors d’un voyage à Londres en compagnie de Lova Moor, « God Save our Bareskin » est un clin d’œil du fondateur du Crazy aux jeux de pouvoir, dont il se moque gentiment en faisant porter l’uniforme à ses danseuses, peu vêtues et aux corps parfaits.

D’où le jeu de mots entre Bearskin, le nom du chapeau des gardes royales anglaises, littéralement « peau d’ours », et Bareskin qui signifie peau nue.

Pour créer ce numéro d’ouverture, Alain Bernardin fait venir à Paris un authentique officier de la British Royal Guard, l’armée britannique, qui fait répéter les danseuses et leur apprend le rythme des pas et l’allure militaire.

La chorégraphe Molly Molloy, qui a collaboré entre autres avec Arielle Dombasle lors de son passage sur la scène du Crazy en 2007, a contribué à la création de ce tableau, dont la musique originelle est signée par le célèbre compositeur Jacques Morali.

Il s’agit de l’un des numéros les plus mythiques mais aussi l’un des plus difficiles à apprendre pour toute nouvelle recrue du Crazy.

Un numéro incontournable

« God Save our Bareskin est au Crazy Horse ce que la robe noire est pour Chanel. Il ouvre le show depuis plus de 25 ans. Ce tableau est devenu l’icône du cabaret » , précise Andrée Deissenberg, la Directrice Générale Création & Développement.

Un défilé unique de beautés identiques qui se déroule chaque soir… dans la plus pure tradition du Crazy !

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LE SAVIEZ VOUS ?

  • La voix féminine sur la bande son du numéro « Spoutnik » appartient à la danseuse Fiamma Rosa.

  • Chaque année, les danseuses du Crazy Horse utilisent 250 paires de bas, 500 litres de maquillage et 300 tubes de rouge « Crazy ».

  • Fifi Chachnil signe la tenue de la PDGère dans « Crisis ! What Crisis ? »

  • Chaque danseuse est baptisée d’un nom de scène lors de son entrée au Crazy Horse.

  • La 1ère Guest Star dans l’histoire du Crazy Horse est Dita Von Teese en octobre 2006.

  • Inauguré le 21 septembre 2009, le show « Désirs » est signé Philippe Decouflé et Ali Mahdavi.

  • Poupie Cadolle a crée les corsets de « Red Shoes ».

  • Hilton McConnico a crée la première affiche du spectacle « Désirs » en 2009.

  • Christian Louboutin a dessiné les souliers d’une majorité de tableaux dont « Teasing », « Rougir de Désir » et « Upside Down ».

  • Le nom du cabaret parisien est en hommage au chef Sioux Crazy Horse.

  • Deux danseuses du Crazy Horse ont été les modèles pour David Lynch pour son projet « Fetish », en collaboration avec Christian Louboutin.