27/09/2017

Le Crazy Horse et la mode, une histoire d’amour – partie 1

Deux fois par an, pour les collections printemps-été et automne-hiver, Paris vibre aux couleurs, paillettes et glamour du plus grand rendez-vous annuel de la mode, la Fashion Week .

Depuis toujours, le Crazy Horse et ses spectacles représentent une inspiration pour  créateurs, mannequins, photographes et célébrités. Suivez-nous dans les coulisses de cette relation privilégiée avec l’univers de la mode.

Temple de la sensualité et de la féminité, boudoir cosy empreint d’histoire et de glamour, écrin pour les plus belles femmes du monde, le Crazy Horse a de tous temps été le lieu privilégié d’une effervescence artistique dont seule Paris a le secret.

C’est donc tout naturellement que le milieu de la mode porte le Crazy Horse dans son cœur, et réciproquement : une relation d’amour qui tisse d’étroits liens depuis 1951.

Ils (dés)habillent les danseuses du Crazy Horse : les couturiers

Tout commence dans les années cinquante. Le Crazy Horse ouvre ses portes, ses voisins sont Yves Saint-Laurent, Hubert de Givenchy et Cristobal Balenciaga. Ce dernier, situé juste à côté du cabaret, craint que les décorations dans le plus pur esprit « saloon » installés à l’extérieur par Alain Bernardin, ne soient pas appréciées de ses clientes de la haute société. Il obtient alors du créateur du Crazy Horse de limiter ces installations… en échange de robes pour ses danseuses. La première collaboration du cabaret avec la haute couture est née !

Quelques années plus tard, Karl Lagerfeld dessine une parfaite petite robe noire à pois blancs pour un tableau inspiré de la célèbre scène de Marilyn Monroe et l’aération du métro dans « Sept Ans de Réflexion », tandis que dans les années soixante, Paco Rabanne choisit le Crazy Horse pour présenter son iconique robe en métal.

Très lié à Alain Bernardin, le fondateur du cabaret, Azzedine Alaïa confesse avoir « appris le corps des femmes au Crazy Horse », pour lequel il a créé dans les années 80 des sublimes robes de ville pour les danseuses.

Au début des années 2000, le « génie du cuir » Jean-Claude Jitrois dessine des tenues en cuir noir et argent pour les danseuses du cabaret.

Plus tard ce sont Mark Fast, brillant couturier canadien installé à Londres, ainsi que le très talentueux Hervé L. Leroux, créateur de la mythique robes à bandes sous le nom d’Hervé Leger, qui habillent les danseuses lors des évènements de gala.

Avec ses « guest stars », le Crazy scintille au firmament de la mode

A partir de 2006, les collaborations s’intensifient et se diversifient. Très inspirés par l’univers sophistiqué et ultra féminin du cabaret, les grands couturiers les plus emblématiques se succèdent pour créer des tenues inoubliables, empreintes de leur ADN, qui viennent souligner les courbes et les déliés parfaits des danseuses du Crazy et des artistes invitées.

Parmi ces célèbres collaborations, des couples mythiques se créent entre les créateurs et leurs muses : Thierry Mugler et Arielle Dombasle (2007) puis Pamela Anderson (2008), Elie Saab et Dita Von Teese (2006 et 2009), Roberto Cavalli et Clotilde Courau (2010), Hervé L. Leroux et Noémie Lenoir (2013), Jean Paul Gaultier et Conchita Wurst (2014), Alexis Mabille et Ralph & Russo et Dita Von Teese (2016)…

Les grands couturiers ne sont pas les seuls à vibrer pour le Crazy Horse : découvrez dans le prochain épisode comment les créateurs et les people en ont également fait leur source d’inspiration ou leur spot de prédilection pour faire la fête !

 

 

Photos : François Goizé, Antoine Poupel, Ali Mahdavi