L'équipe de création

Ali Mahdavi, Directeur Artistique

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Si le talent a un visage, c’est indéniablement sous les traits d’Ali Mahdavi qu’il arpente la scène … Photographe des modèles les plus mythiques, designer pour les plus grands créateurs, illustrateur, artiste plasticien, chouchou des divas du show-business, ce jeune surdoué, œil énigmatique et incroyable touche-à-tout, transforme les scènes du quotidien pour recréer toutes les beautés du monde.

Pour toutes ces raisons et parce que le Crazy est depuis toujours dans sa matrice créative, il vient aujourd’hui ajouter, auprès de Philippe Decouflé, un supplément d’âme artistique en revêtant le rôle capital de Directeur Artistique du nouveau spectacle Désirs ...

D'une rigueur sacerdotale, Ali Mahdavi entre au Crazy avec une obsession : « Qu’aurait fait Alain Bernardin aujourd’hui ? ». De là naît un travail à double visée : se battre obstinément pour réaffirmer les codes stricts du Crazy, à savoir la perruque au carré, le rouge à lèvres sang, les talons vertigineux, et faire éclore la création subversive, dépassant la bienséance mais toujours juste, qui est l’identité même de ce lieu rouge passion.

Avec un subtil mélange de douceur et d’autorité, assemblant avec intelligence et finesse la réflexion à l’expression créatrice, Ali Mahdavi veut retrouver l’archétype de la femme séductrice qui maîtrise son pouvoir, jamais soumise mais au contraire menant le jeu … Tout le paradoxe de son travail auprès des danseuses est là : au cœur de cette « armée de beautés », chacune doit  personnifier à sa façon, selon sa propre sensibilité et sa sensualité, le rêve abouti de la femme. Ainsi, une fois les audaces assumées, se dessine à travers chacune d’elles, la femme triomphante, charnelle, désirable, exaltante. Car, au cœur de son travail, Ali Mahdavi célèbre la femme, la plaçant au centre même de sa réflexion et de sa conception artistique : mystère sans cesse renouvelé, univers de tous les possibles, la femme apparaît transcendée par ce perpétuel désir qui l’entoure …

Dans sa démarche, tout se passe comme si Ali Mahdavi, faisait ressurgir les modalités de la séduction, travaillant l’émotion inhérente aux tableaux de Philippe Decouflé pour faire frissonner le spectateur et le maintenir, une heure trente durant, en état de choc émotionnel et artistique … Grâce à lui, le virus du Crazy explore inconsciemment ce qu’il y a de plus intime en nous : notre capacité à succomber …

 

Son parcours

Itinéraire impressionnant et 100% artistique pour Ali Mahdavi qui a ouvert les yeux à Téhéran, mais vit et travaille à Paris. Ecole Boulle, Ecole Duperré, designer pour Thierry Mugler, Royal College de Londres, Beaux-Arts de Paris, San Francisco Art Institute …

Ce jeune prodige énigmatique exprime ses talents sur tous les fronts : photo d’art, de publicité, de mode, de stars, d’icônes, plasticien étonnant… Il est l’une des figures artistiques contemporaines les plus emblématiques de sa génération, castant les personnalités pour mieux traduire l’esthétique de son époque. Ayant déjà travaillé avec le Crazy Horse à l’occasion de la venue sur scène d’Arielle Dombasle, il est aussi celui qui mit en scène Dita Von Teese, revisitant pour elle le tableau « Teese-Ing », en février 2009.

Il s’inscrit tout naturellement dans l’univers du Crazy pour travailler avec Philippe Decouflé sur le nouveau spectacle Désirs, en tant que Directeur Artistique.

La mélodie du final « Désir » est composée par Philippe Katerine et interprétée par la troupe du Crazy.

Le Parisien Paris Match fip Figaroscope Evene.fr Paris Première